La réindustrialisation française

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La réindustrialisation française

On parle de plus en plus de réindustrialisation : mais qu’est-ce que réindustrialiser ? Faire une transition énergétique réussie, robotiser son usine ou digitaliser ses process ? Ou conserver son activité industrielle dans un contexte global d’innovation et de concurrence ?

Commençons par le début, que doit faire une entreprise ?

Une entreprise produit des biens ou services et fait de la performance économique. Dans le contexte actuel il faut produire et innover rapidement avec un time-to-market record pour un grand nombre de clients tout en fabricant sur mesure… elle est flexible, digitale et orientée client. (Le time to market correspond au délai entre une demande client et sa mise à disposition sur le marché).

Mais en plus, elle a une responsabilité auprès de ses employés : pérenniser et faire grandir ses talents, attirer des jeunes talents et avoir des managers ayant les compétences de réaliser la transition vers le futur dans de bonnes conditions.

L’industrie : un acteur au sein d’un territoire

N’oublions pas qu’une entreprise est implantée dans un territoire : son développement a donc un impact positif ou négatif, territorial et sociétal. Le Premier ministre Edouard Philippe  a d’ailleurs annoncé 1,36 milliards d’euros pour accélérer le développement des 124 “Territoires d’industrie” lors du Conseil National de l’Industrie le 22 Novembre 2018.

Mais pouvons-nous parler de territoire sans aborder la question de l’environnement ? Les entreprises doivent investir pour améliorer leur efficacité environnementale. On peut d’ailleurs le lire dans la Déclaration de Nantes, déclaration la plus signée de l’histoire du climat qui accompagne les accords de Paris (initiés lors de la COP21 et qui perdurent avec la COP24 fin 2018). « Nous réaffirmons que ces financements ne seront efficaces […] que s’ils sont utilisés par les acteurs les plus à même d’agir au quotidien sur des territoires qu’ils connaissent ».

Revenons à la réindustrialisation :

Avoir un carnet de commande bien rempli n’est pas forcément signe d’une croissance assurée, si un industriel s’adapte mal à la demande ainsi qu’à la diversité demandée il risque de générer une multitude de pertes. « D’où la nécessité de réindustrialiser la France en s’appuyant sur écosystèmes régionaux capables d’innover et d’exporter » selon Jean Luc Gaffard de l’OFCE (Observatoire Français des Conjonctures Economiques).

C’est pourquoi Trendeo a établi un scoring de plus de 7000 projets, de 2016 à aujourd’hui, avec les 6 critères suivants : flexibilité, digitalisation, efficacité énergétique, responsabilité sociale, environnementale et sociétale. Chaque investissement industrie du futur supérieur à 5 M€ est noté suivant les critères précédents avec un score de 0 à 2 : ce qui donne logiquement un score de 0 à 12.

Seuls 28 projets ont reçu un score au dessus de 6, on trouve parmi ces projets le nouveau datacenter d’Apple aux Etats-Unis, la nouvelle usine chinoise de Lego…. mais aussi l’usine de fabrication & embouteillage de cognac Hennessy en France.

Peut-on réindustrialiser sans forcément raser et refabriquer une usine pleine de nouvelles technologies ? La réponse est oui, et non les nouvelles technologies ne sont pas une finalité en soi.

Des leviers pour se réindustrialiser

Comme l’explique Fany Letier de BPI France : « Sur le numérique nous avons les technologies. Ce qui fait défaut, c’est leur diffusion dans l’ensemble du tissu des PMI et ETI ». Pour endiguer ce phénomène, la France a créé Nouvelle France Industrielle qui a pour objectif d’accompagner les entreprises françaises dans leur transformation et modernisation : autrement dit leur réindustrialisation.

Comment ? Par des financements via des “Prêts Industrie du Futur” ainsi que des appels à projets “Projets Industriels d’Avenir”. Ces PIAVE sont articulés autour de 9 thématiques de l’industrie du futur : économie des données, objets intelligents, confiance numérique, alimentation intelligente, nouvelles ressources, ville durable, mobilité écologique, transport de demain et médecine du futur. Ces fonds viennent du PIA – Programme Investissements d’Avenir est doté au total de 57 milliards d’euros et est piloté par Guillaume Boudy – secrétaire général pour l’investissement.

Baldwin Partners fait également partie des partenaires pour accompagner vos problématiques ou pour vous éclaircir lors des conférences dédiées

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Rédigé par Antoine DORELON – Consultant Senior Baldwin Partners (ENSAM)

 

Sources :

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