L’homme est-il la clé de nos usines de demain ?

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L’homme est-il la clé de nos usines de demain ?

A l’heure de la digitalisation des entreprises et de l’Industrie du futur

A l’heure de la digitalisation des entreprises, la mise en oeuvre des technologies pose deux grandes questions. La première, comment générer plus de productivité ? La notion de productivité implique l’augmentation de la production, la diminution des stocks et l’amélioration de la qualité. L’objectif, proposer et fabriquer le produit ou le service au plus près de l’acte d’achat du  client. La deuxième, comment accompagner le changement ? Comme à chacune des grandes révolutions industrielles, la question de la place de l’homme au sein des machines se pose. L’homme est-il la clé de nos usines de demain ?

Les hommes deviennent des chefs d’orchestre qui font jouer la partition du savoir-faire par les machines. A l’image de STX, les connaissances opérationnelles des travailleurs leurs permettent de mettre en musique les plus fins rouages des nouvelles machines industrielles. L’entreprise Tean Synthesis, propose de mettre en relation les machines pour qu’elles travaillent ensemble. Le tout, validé et orchestré par les travailleurs qui ont le savoir-faire et la connaissance du métier.

Renault, constructeur automobile impliqué dans l’industrie du futur, met à l’honneur ses salariés de l’Usine de Cléon et décerne des médailles du travail. Cette usine est la seule, actuellement qui fabrique les moteurs électriques de la firme au losange.

L’industrie du futur est une opportunité pour développer, penser et libérer la créativité. L’Industrie du futur n’est pas qu’un phénomène industriel mais sociétal global. Comme l’explique Barbara Schaerer, directrice du personnel de l’administration du personnel fédéral Suisse, “la compétence ne connaît pas de limite d’âge”. Elle accompagne l’évolution technologique par la formation de ses employés.

Les états du monde entier prennent conscience des enjeux de l’industrie du futur. Ainsi la Corée du Sud en a fait le pilier de son développement pour les 5 prochaines années. L’objectif, 20 000 usines intelligentes d’ici 2020.

Qu’en est-il de la France ?

La France n’est pas en reste mais a des efforts à faire. Comme l’indique le Desi (Digital Econommy and Society Index) qui mesure la digitalisation des différents pays européens, la France se classe en milieu de tableau, 16e. Les grands groupes tirent la digitalisation des entreprises mais les difficultés se présentent avec les ETI & PME qui n’ont pas l’aisance financière de leurs grandes soeurs. L’Europe les accompagne. La Commission Européenne prône le lien entre la performance industrielle, la digitalisation et la formation des ressources humaines et investit 300 millions d’euros dans l’industrie du futur. Grâce à ce fond, environ 70 entreprises pourront être accompagnées. C’est un premier pas.

A l’heure où certains se posent la question du sens de leur travail, l’industrie du futur peut être une réponse: libérer la créativité et l’apport de valeur par l’utilisation de technologies disponibles à tous.

Sources :

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